Eglise St Joseph des Carmes

"Si vous demeurez fidèles à ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; alors vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres." (Jean 8, 32)

Bienvenue à Saint Joseph des Carmes

Pendant la semaine, le Saint Sacrement repose dans le tabernacle de la Chapelle Sainte Anne.

Dates à retenir

A l’occasion du colloque organisé par le Theologicum sur « Dialogue des rationalités culturelles et religieuses », des photos de Liz Hingley sont exposées dans la cour de l’église sur le thème « Shanghai Sacred ».

Horaires d’été

Du lundi 11 juillet au vendredi 26 août, il n’y aura pas de messes célébrées dans l’église. L’église restera ouverte en semaine (entrée par le 70 rue de Vaugirard) le mercredi après-midi de 14h à 18h et le jeudi après-midi de 14h à 18h.

Les visites de l’église par « Art, Culture et Foi » le samedi à 15h sont assurées au mois de juillet. Il n’y a pas de visites au mois d’août.
Reprise des visites de l’église le samedi 3 septembre.

Reprise des messes de week-end le samedi 27 août à 18h15 et des messes en semaine à partir du mardi 30 août à 12h15.

Horaires des messes en semaine à partir du mardi 30 août

Pas de messe le Lundi
Mardi, Mercredi et Jeudi : 12h15
Vendredi : 18h15

L’exposition du Saint Sacrement, le mercredi après la messe de 12h15, reprendra à la rentrée universitaire.

Ouverture de l’église en semaine

-      Lundi, mardi, vendredi de 9h30 à 13h30

-      Mercredi de 11h à 18h

-      Jeudi de 9h30 à 19h

Horaires des messes pendant l’année

Messes en semaine

Mardi, mercredi et vendredi : 12h15

jeudi : 18h15

Pas de messe le lundi.

En semaine, l’accès se fait par le 70 rue de Vaugirard ou la grille du 72 rue de Vaugirard.

Messes dominicales

Samedi : 18h15

Dimanche : 11h00

L’accès se fait par le 70 rue de Vaugirard ou la grille du 72 rue de Vaugirard.

Permanence d’accueil (Bureau dans la cour de l’église)

lundi, mardi, jeudi et vendredi de 10h à 12h

Pendant la période universitaire :

Adoration du Saint Sacrement

mercredi de 12h45 à 13h30.

Entretiens – Confessions

mercredi de 11h à 12h à l’accueil (dans la cour de l’église)

+++Les visites de l’église avec Art Culture et Foi ont lieu chaque samedi à 15h (entrée par le 70 rue de Vaugirard). Il n’y a pas de visite le samedi à 15h pendant le mois d’août.

Année de l’Appel, témoignage de Soeur Aimée

Intervention pour la journée de la vie consacrée 2014

1-      Présentation et naissance d’une vocation

Je suis Sœur Manzan Ama Aimée, originaire de la Côte d’Ivoire (En Afrique de l’Ouest). Je suis la troisième d’une famille catholique de 10 enfants. Je suis depuis bientôt quatre ans en mission d’études à l’institut Catholique de Paris, en Master de Théologie Morale.

L’histoire de ma vocation commence à l’âge de 8 ans! J’étais élève dans une école primaire dirigée par les religieuses Notre Dame de la Paix. J’ai été attirée par le voile qu’elles portaient.

Le jour où j’ai eu à parler de mon désir d’être comme elles, elles m’ont  dit d’en parler d’abord à mon père. Elles-mêmes ne me croyaient pas parce que disaient-elles, j’étais trop jeune. C’est ce que j’ai fait le soir même. J’ai dit à mon père que je veux être religieuse ! Et lui de me dire : «  non, tu es trop jeune. Je suis sûr que c’est un rêve d’enfant. La vie est très belle, tu verras ! »

J’étais contrariée, mais pas découragée ! Je me suis résolue à lui demander chaque année la  permission pour être religieuse. Mais la réponse était toujours négative. Mon père a fini par en être agacé. Je le savais, mais je ne baissais pas les bras.

Papa a réalisé que je tenais vraiment à ce désir de vie religieuse, alors que lui n’en voulait pas.  Un samedi matin, alors que je revenais de la messe, papa et maman m’appellent dans leur chambre. Je ne soupçonnais pas  un seul instant ce qui allait se passer. J’avais pratiquement 15 ans. Assise devant mes parents, j’entends mon père me dire que pendant  des années, je les ai agacés avec mon désir de vie religieuse. Il ajoute : « je t’ai maintes fois dit que tu es trop intelligente pour être religieuse ; et que tu n’aurais jamais la joie d’être mère. Tu n’aurais pas été là si ta mère s’était faite religieuse. Alors, choisis aujourd’hui entre ta famille religieuse et ta famille biologique ! »

Rassurez-vous! Ma réponse ne s’est pas fait attendre ! Je leur ai répondu que je choisis la vie religieuse.  Etais-je consciente du choix que je venais de faire, toute adolescente que j’étais ? Etais-je consciente que papa voulait me déshériter ? La tension entre lui et moi a  duré trois années. J’en étais venue à l’ignorer et me sentir parfois orpheline de père, tellement la situation était intenable ! Mais je n’étais pas prête à céder ! Heureusement que maman aussi était là pour m’assurer de toute l’affection et de l’attention dont j’avais besoin à cet âge ! Elle était obligée d’être discrète pour ne pas être prise pour ma complice. Mais en réalité c’était le cas !

Et lorsque j’ai eu le bac, il a fallu sortir ‘’les grands moyens’’ pour que papa me laisse partir au couvent. L’intervention du responsable du comité de vocation de ma paroisse, d’un oncle maternel qui a toujours cru en ma vocation, des religieuses de ma paroisse, du curé, et de la supérieure générale, ont fini par m’obtenir la permission de papa pour que je rentre au couvent. Je ne peux vous cacher que ce fut une étape difficile de ma vie ! Mais Dieu sait écrire droit avec des lignes courbes. Me voici donc entrée pour la première fois, le 26 septembre 1999 au pré postulat, 1ère étape de la formation à la vie religieuse. Le point suivant expliquera d’avantage les étapes de cette formation.

2-   Etapes de la formation et vœux

La formation dure quatre à six ans selon les aptitudes des candidates. Les principales étapes : le pré postulat, le postulat, l’année canonique et l’année de stage.  L’année canonique est l’étape la plus déterminante de la formation.

Comme vous le savez, toute formation ou apprentissage n’est pas toujours aisé. La formation est parfois pleine d’embuches et d’épreuves ; mais aussi de joie et de très beaux souvenirs.  Je retiens que ce temps de formation à la vie religieuse est un temps nécessaire, un temps de grâce et de maturité tant spirituelle qu’humaine. Durant ce temps, j’ai passé une année sans voir mon père, moi qui croyais que tout avait été réglé avant que je commence ma formation ! Et comme on dit chez nous que le temps est le second nom de Dieu, je crois papa a dû faire son chemin même si je ne le voyais pas.

Vers la fin de ma 1ère année, ma famille est frappée par un deuil ! Ma grande sœur vient de décéder  à l’Ascension 2000. Cette sœur était tout pour moi ! Je me disais qu’elle réaliserait ce que je ne pourrai pas faire : mariage, enfants, assistance aux parents dans leur vieillesse…Le seigneur m’a joué un tour ! En riposte,  je prends la décision de partir, d’abandonner ma formation à la vie religieuse, mais sans dire mot à qui que ce soit ! Je me disais que je partais remplacer ma sœur qui n’est plus.

Me voilà en route pour les obsèques de ma grande sœur. Quelle ne fut ma surprise de voir mon père m’étreindre dans ses bras à mon arrivée. Et hors de toute attente, il me demande si ma formation se passe bien et me dit qu’il ne fallait pas lâcher ! Je vous assure que sa réaction m’a entièrement désarmée ! J’ai réalisé que ma place n’était plus à la maison, mais dans la vie religieuse.

A ma troisième année, l’année canonique, je reçois un dimanche la visite de mes parents. Mon père demande à s’entretenir avec moi seul à seul ! Voici en substance ce qu’il me dit : « tu sais, ce n’ai pas pour rien que nous t’avons donné le prénom d’Aimée. Nous t’avons désirée et tu sais très bien que je t’aime particulièrement! Mais je ne sais pas pourquoi le Seigneur t’appelle. J’avais beaucoup de projets sur toi. Tu avais un bel avenir, mais rien ne te préoccupait. Je crois que le Seigneur a gagné le combat ! Je cède ! Sache aussi que j’avais peur que tu n’arrives pas au bout de ton choix, ce serait une honte pour moi et toute la famille. Mais maintenant je crois en ta vocation. Tu as toute ma bénédiction de père ! Je te souhaite bon vent. Tu fais notre fierté. Pardonne-moi. Je sais que je t’ai fait souffrir, j’ai souffert moi aussi de voir souffrir ma fille chérie ». Et il finit en me faisant une confidence que lui aussi avait nourri le désir d’être prêtre, mais son père avait étouffé sa vocation.

Un an plus tard, je prononçais mes 1ers vœux dans la congrégation des sœurs Notre Dame de la Paix. Et six ans après, je faisais mes vœux perpétuels, c’est-à-dire mon choix de m’engager pour toujours dans la vie religieuse. Malheureusement je n’ai pas eu le bonheur d’avoir papa à mes vœux perpétuels, parce qu’il est décédé lorsque j’avais 2 ans de vie religieuse. Après avoir tant parlé de moi, je vais  vous présenter

3- la congrégation à laquelle j’appartiens.

Je suis de la congrégation Notre Dame de la Paix, une congrégation diocésaine fondée en Côte d’Ivoire, au lendemain du Concile Vatican II. Notre Fondateur, feu le Cardinal Bernard YAGO, avait constaté que dans la plupart de nos cultures, la femme était bien souvent victime d’injustices tant dans sa situation matrimoniale que dans les programmes de développement. De là, va naître le désir de fonder une congrégation féminine qui puisse aider les femmes et les jeunes filles. C’est ainsi qu’est née notre congrégation le 29 juin 1965, date à laquelle elle fut reconnue canoniquement parle Saint Siège. Notre  Charisme est la promotion intégrale de la femme et de la jeune fille en milieu rural et urbain. Pour répondre à ce charisme, nous sommes beaucoup engagées dans l’enseignement et l’éducation à tous les niveaux, en donnant la priorité aux filles, dans le domaine social, le service de la santé et bien sûr dans la pastorale paroissiale. Avec la crise qu’a connue la côte d’Ivoire ces dernières années, notre congrégation s’est investie dans les orphelinats pour enfants victimes de la guerre et du SIDA. Et moi qui suis aujourd’hui devant vous, c’est dans le prolongement de notre charisme que je suis ici en formation afin de venir aider mes consœurs et mon Eglise qui sont déjà engagées dans la mission d’éducation pour l’épanouissement de la femme et de la famille humaine dans l’Eglise et dans le pays.

Nous sommes aujourd’hui environ 200 religieuses  à travers le monde et célébrerons d’ici peu le premier cinquantenaire de notre famille religieuse.

Mais de tout ce que je viens de dire, n’apparait pas vraiment le pourquoi d’un choix incompris de tous ! Seule contre tous, j’ai gagné le combat ! Puis-je vous dire réellement pourquoi je suis devenue religieuse ? Je sais une seule chose ! Je vis mon appel, mais je ne peux l’expliquer vraiment. J’ai été attirée par Celui qui m’a aimée plus que tout.  J’ai compris qu’il m’a appelé à faire un choix plus radical. Et son amour me comble et me suffit. C’est cet amour que j’ai reçu gratuitement que je veux partager avec le monde. Je sais que c’est un choix qui va à contre-courant des aspirations du monde contemporain, et pourtant je suis heureuse dans le choix que j’ai fait, le choix d’être lumière ou présence au milieu du monde!  Ce choix, il vaut plus que tout pour moi. Bien entendu, le sacerdoce ou le mariage ou encore la vie consacrée en général, nos choix ne sont pas sans conséquences. Mais comme le dit saint Paul, « je sais en qui j’ai mis ma foi ». Et ce choix, ce ne sont pas nos parents ou notre entourage qui me l’ont l’imposé. Ceux-ci sont là pour nous aider à trouver notre vocation et notre chemin d’épanouissement.

Je rends grâce aujourd’hui au Seigneur pour le choix de ma personne dans la vie religieuse. Je le bénis pour les parents qu’il m’a donnés et qui d’une manière ou d’une autre ont concouru à la réalisation de cette vocation. Ce ne sont ni l’argent, ni une bonne situation financière. Une demande : priez pour les consacrés en ce jour, pour que nous puissions fleurir là où Dieu nous a semés. Demandons-lui de rendre nos cœurs sensibles à ses incessants appels à la moisson.

Je vous remercie.

MANZAN Ama Aimée

Religieuse de la congrégation Notre Dame de la Paix (Côte d’Ivoire)/ Etudiante à l’Institut Catholique de Paris

Le bicentenaire de la naissance de Frédéric Ozanam

Frédéric Ozanam naissait à Milan le 23 Avril 1813. Revenu à Lyon tout enfant, avec sa famille, il fait des études à Paris et fonde avec des amis les Conférences Saint Vincent de Paul en 1833. Devenu professeur à la Sorbonne, il logera avec Amélie son épouse et  Marie leur fille rue de Grenelle, rue Garancière, rue de Fleurus et viendra prier régulièrement à l’église Saint Joseph des Carmes, alors tenue par les Dominicains. Décédé à Marseille le 8 Septembre 1853, ses obsèques eurent lieu à Saint Sulpice le 24 Septembre, et le 28 Septembre son corps était déposé dans la première crypte de Saint Joseph des Carmes.

La présence dans notre église de Frédéric Ozanam, béatifié en 1997 par Jean-Paul II, est à la fois physique et spirituelle. Son témoignage de chrétien social au milieu du 19ème siècle, à l’époque de la révolution industrielle en Europe, reste un appel pour nous aujourd’hui, au moment de la mondialisation de l’économie et d’une forte diversification des formes de pauvreté.

Les Conférences Saint Vincent de Paul vont se multiplier très vite. En 1853, à la mort d’Ozanam, il en existe dans 17 pays en Europe, mais aussi en Amérique ou en Asie. En 2011, il y avait plus de 45 000 conférences dans 145 pays, dont 1000 conférences en France.

L’église Saint Joseph des Carmes est un lieu de prière pour les Conférences Saint Vincent de Paul Jeunes, pour les membres des conférences Saint Vincent de Paul de Paris, de France et du monde entier. La présence de Frédéric Ozanam dans notre église située au cœur de l’Institut Catholique de Paris est également un défi pour l’Institut Catholique. Comment le service des plus démunis peut-il être une des motivations premières de l’enseignement et de la recherche dans les différentes entités qui forment l’ICP ?

Le bicentenaire de la naissance de Frédéric Ozanam a été l’occasion de diverses manifestations organisées du 18 au 23 Avril 2013 par la Société de Saint Vincent de Paul ou par l’Institut Catholique de Paris.

Restauration de la chapelle Ste Anne

La restauration de la chapelle Sainte Anne est achevée.

La ville de Paris a restauré les peintures et les fresques du XVII° siècle de cette superbe chapelle.

L’inauguration de cette chapelle rénovée a eu lieu le dimanche 17 mars 2013, à l’occasion de la fête anticipée de la Saint Joseph.

Ce lieu est désormais dédié à la prière personnelle et aménagé en conséquence.

Pendant la semaine, le Saint Sacrement repose dans le tabernacle de la Chapelle.

Donner au Denier, c’est donner la vie !

Appel 2016 pour le « Denier de l’Eglise » à notre communauté.

Cette ressource vitale pour l’Eglise nous permet d’avoir les conditions nécessaires à l’annonce de l’Evangile.
Notre église où nous nous rassemblons doit supporter de lourdes charges et l’équipe pastorale porte des projets qui ne pourront être mis en oeuvre que grâce à votre générosité (restauration de murs ornés de faux marbres, accès handicapé, renouvellement d’une partie des chaises de l’église  …).

Seule votre générosité nous permettra de réaliser ces projets. Merci par avance.

L’équipe pastorale

Vous pouvez effectuer votre don sur ce site en cliquant sur l’image ci-dessus ou bien en renseignant les enveloppes à votre disposition au fond del’église.


Pourquoi donner à l’Eglise ?
envoyé par KTOTV. – Rencontrez plus de personnalités du web.

Fête de St Joseph

Fête de Saint Joseph, le 15 mars 2015

Tous les groupes participant à la vie de l’église St Joseph des Carmes se sont retrouvés pour la Saint Joseph, le dimanche 15 mars 2015.

A l’occasion de la fête de St Joseph du 18 mars 2012, la chaîne de télévision KTO avait réalisé un reportage tourné dans notre église. Ce reportage nous entraîne aux sources du culte d’un saint mal connu. Pour visionner ce documentaire, cliquez sur l’image ci-dessous :

Des fiches « Croire » à St Joseph

Pour répondre à des questions fondamentales que chacun de nous se posent, St joseph-des-Carmes met à la disposition de tous une douzaine de fiches « Croire ». La prière, la souffrance, l’eucharistie, la bible,… autant de sujet sur lesquels vous trouverez des éclaircissements et une bibliographie pour vous permettre d’avancer.

Le présentoir se trouve dans la chapelle Saint Camille de Lellis à gauche en entrant dans l’église.

Fiches "Croire"

N’hésitez pas à prendre ces fiches… et donnez-nous votre avis !

Rénovation de la crypte Ozanam

Pour préparer les célébrations du 2ème centenaire de la naissance de Frédéric OZANAM en avril 2013, la crypte Ozanam a été rénovée avec la participation de la ville de Paris et de la Société Saint Vincent de Paul.

Elle a été inaugurée le Dimanche 17 mars 2013, à l’occasion de la Fête anticipée de la Saint Joseph.

Tombeau de Frédéric Ozanam

sjdc.fr sur votre mobile

Une version du site optimisée pour les téléphones mobiles et autres smartphones est disponible.

Retrouvez sjdc.fr hors de chez vous. Vous n’avez qu’à vous connecter depuis le navigateur de votre téléphone ; l’adaptation est automatique. Si vous souhaitez visualiser la version « maison » du site, vous trouvez un bouton en pied de page vous permettant d’accéder au site traditionnel.

Voici quelques capture d’écran sur iPhone :

Salle « Bx Pier-Giorgio Frassati »

Le 23 janvier 2010, une salle a été inaugurée à St Joseph des Carmes :
celle-ci a été placée sous le patronage du bienheureux Pier Giorgio Frassati.

Ce jeune italien, béatifié par Jean-Paul II le 20 mai 1990, s’est dévoué sans compter auprès des plus pauvres dans la plus grande discrétion. Il était investi notamment dans les Conférences St Vincent de Paul.

Jean-Paul II l’a qualifié de l’homme des béatitudes et il est également le Patron des sportifs

« Père, tu as donné au bienheureux Pier Giorgio Frassati la joie de rencontrer le Christ dans la foi et dans la charité. Accorde-nous, à son intercession, de répandre parmi les hommes de notre temps l’esprit des Béatitudes évangéliques. Par Jésus-Christ, ton Fils, notre Seigneur, qui règne avec toi et le Saint Esprit dans les siècles des siècles. »

(Fêté le 4 juillet)

Notice biographique :

Pier Giorgio Frassati est né à Turin, en Italie, le 6 avril 1901. Son père, Alfredo, agnostique, sénateur puis ambassadeur en Allemagne, était le fondateur et le directeur du journal libéral « La Stampa ». Sa mère, Adélaïde Amétis, peintre à ses heures, était une femme ferme, au christianisme peu enclin à la ferveur. La vie familiale était aisée et se déroulait entre Turin et Pollone, à soixante-dix kilomètres de là, lieu de la propriété familiale au cœur des montagnes qui seront un lieu essentiel de l’itinéraire intérieur de Pier Giorgio. Luciana, sa petite sœur, grandit avec lui à la maison, jusqu’à son admission au collège des Pères Jésuites. Là sa vie intérieure connaît un essor qui ne devra plus s’arrêter, rythmée très tôt par la communion quotidienne.

A chaque âge de sa vie, Pier Giorgio sut alimenter sa soif de Dieu par des engagements spirituels dans des groupes de piété et d’apostolat pour jeunes. Il devint tertiaire dominicain à l’âge de 22 ans.

Entré en 1918 à l’école polytechnique, son rayonnement dans le milieu étudiant fut particulièrement important. Inscrit à l’action catholique, il y défendit les couleurs de sa foi, avec une fermeté et un naturel qui ne nuirent jamais à la charité. Quand il fallait pour cela payer de sa personne, il ne le refusait pas, se faisant même arrêter au cours d’une manifestation d’étudiants catholique que l’état fasciste tentait d’interdire.

Son engagement social, au travers des conférences St Vincent de Paul, trouvait auprès des pauvres son déploiement le plus pur. Il les visitait de longues heures durant, dans les quartiers défavorisés de Turin : leur donnant ses propres biens, les aimant avec tendresse et leur consacrant le meilleur de son énergie… « Autour des malades, autour des malheureux, je vois une lumière que nous n’avons pas ». « Jésus me rend visite chaque jour par la communion, et moi je la Lui rends modestement en visitant ses pauvres ».

Au milieu des siens qui ignoraient à peu près tout de sa vie intérieure et missionnaire, Pier Giorgio, dans l’humilité, gravit les cimes de la sainteté d’un pas déterminé et accéléré. Sa prière simple et silencieuse, parfois longuement prolongée dans la nuit, le portait en avant et le protégeait contre toute aigreur. Fantaisiste par caractère autant que par choix spirituel, il créa avec des amis « la société des types louches », groupe remuant, chahuteur et enthousiaste dans son engagement chrétien : son apostolat mêlait ainsi à une joie exubérante une ferveur communicative. C’est dans la montagne qu’il aimait à élever l’âme de ses amis au cours d’excursions sportives dont le caractère physique était toujours au service de la vie intérieure (c’est pour cela que le pape Jean-Paul II l’a proclamé patron des sportifs).

Souvent éprouvé dans sa foi par la contradiction du monde et de ses proches eux-mêmes, il sut garder une pureté dont toute tristesse était bannie. Deux phrases limpides et lapidaires le résument à merveille : « A nous, il n’est pas permis de vivoter ; vivre est notre devoir ! Trêve donc à toute mélancolie ! », « Un catholique ne saurait manquer de gaîté ; la tristesse doit être bannie des cœurs catholiques ; la douleur n’est pas la tristesse, qui est une maladie, la pire de toutes ».

Les derniers jours de la vie de Pier Giorgio révèleront l’extrême pureté avec lequel il avait fait de sa vie une offrande constante. Se sentant gagné par la maladie, il consacra ses dernières forces au profit de son prochain et à régler ses promesses envers les pauvres dans le moindre détail. Après une semaine d’agonie cachée, qu’ignoraient même les siens, il s’en remit à Dieu et mourut de la poliomyélite, contractée probablement dans un taudis de Turin. Comme il le disait lui-même, il s’en allait vers « la vraie patrie pour chanter les louanges de Dieu ». L’immense foule reconnaissante qui se pressa autour de son cercueil surprit sa famille autant que la brutalité de sa disparition.

Son rayonnement humble, fervent et joyeux fut tel que sa renommée se répandit en Italie comme une traînée de poudre. On ouvrit très vite son procès de béatification.

En 1981 sa dépouille fut reconnue intacte. Il fut béatifié le 20 mai 1990 place St Pierre par Jean-Paul II, qui avait confié à sa garde les JMJ successives. Pour le centenaire de sa naissance, le pape renouvela avec insistance son invitation aux jeunes à se confier à lui pour accomplir leur mission d’évangélisation :

« il proclame par son exemple qu’elle est « bienheureuse » la vie conduite dans l’Esprit du Christ, l’Esprit des Béatitudes ; et que seul celui qui devient homme des béatitudes réussit à communiquer à ses frères l’amour et la paix. Il répète qu’il vaut vraiment la peine de tout sacrifier pour servir le Seigneur ; il témoigne que la sainteté est possible pour tous et que seule la révolution de la Charité peut allumer dans le cœur des hommes l’espérance d’un monde meilleur »

(Source : site Servir ! http://www.servir.freesurf.fr/)

La salle Frassati sert régulièrement pour les rencontres de groupes appartenant à la communauté Saint Joseph des Carmes.

  • Diocèse de Paris

  • Horaires des messes à SJDC

    Retrouvez tous les horaires des célébrations sur egliseinfo.catholique.fr

  • Catégories des articles

  • Pages

  • Articles récents

  • Visite virtuelle

  • Nuage de mots-clefs

  • Administration du site